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Claudie Haigneré
Claudie Haigneré, medecin, astronaute
Biographie

Claudie Haigneré a fait ses études de médecine à la Faculté de Médecine de Dijon où elle obtient son doctorat en 1981. Elle complète sa formation médicale avec les spécialités de Médecine et traumatologie du sport, Médecine aéronautique et spatiale et devient médecin rhumatologue en 1984 à l’Hôpital Cochin à Paris.
De 1985 à 1990, en parallèle de ses activités d’astronaute et de médecin, elle obtient un DEA de Biomécanique et Physiologie du mouvement, et son titre de Docteur es-sciences, option Neurosciences en 1990 à Paris 7.
De 1980 à 1984, elle pratique la médecine.
En septembre 1985, Claudie Haigneré est l’un des sept astronautes sélectionnés (la seule femme) par le Centre National d’Etudes Spatiales CNES
De 1985 à 1990, elle entreprend une formation et une activité de chercheur au laboratoire de Physiologie Neurosensorielle du CNRS (Pr Berthoz) à Paris. Elle travaille essentiellement sur le rôle de la gravité sur la programmation et la coordination des mouvements.
En 1990, elle devient responsable des programmes de Sciences de la Vie et de Médecine Spatiale du CNES dans la division Microgravité. Elle élabore avec la communauté scientifique les programmes réalisés en orbite et la définition des instruments correspondants (physiologie cardio-vasculaire, physiologie osseuse et musculaire, physiologie neurosensorielle, biologie cellulaire et animale). Elle coordonne la recherche et les expérimentations spatiales dans ce domaine en France et dans les coopérations européennes et internationales jusqu’en 1992. Elle participe comme expérimentateur et coordonnateur scientifique en Russie aux programmes biomédicaux des vols des cosmonautes français la mission Aragatz de JL Chrétien en 1987 et la mission Antares la mission Antares de M Tognini en 1992) et participe à de nombreux vols paraboliques aux USA et en France pour y réaliser des expériences scientifiques (KC 135 à Houston et Caravelle et Airbus à Brétigny).
En Novembre 1992, Claudie Haigneré commence une série d’entraînements à la Cité des Etoiles
Le centre d’entraînement des cosmonautes russes situé dans la banlieue de Moscou en Russie. Elle débute son activité opérationnelle comme astronaute doublure du vol franco-russe Altaïr avec JP Haigneré en septembre 1993. L’année 1994 est consacrée l’analyse des données de la mission, à leur présentation dans les congrès et conférences et à la préparation de la mission suivante. Elle est ensuite sélectionnée pour son premier vol spatial à l’occasion de la mission spatiale Cassiopée comme astronaute titulaire en 1995. En août 1996, après 18 mois d’entraînement, elle réalise une mission de 16 jours à bord des vaisseaux Soyouz (TM24-TM25) et la station spatiale russe MIR la station spatiale Mir (17 août au 2 septembre 1996). Elle y est cosmonaute expérimentateur en charge d’un programme expérimental scientifique et technique couvrant les sciences de la vie, la médecine spatiale, les sciences physiques, la technologie et l’astrophysique.
De 1997 à 1998, elle travaille auprès de la jeune entreprise franco-russe Starsem à Moscou (adaptation du lanceur russe Soyouz et premières phases d’étude sur l’implantation du lanceur Soyouz au Centre Spatial Guyanais).
En mai1998, elle reprend l’entraînement à la Cité des Etoiles comme astronaute doublure pour la mission franco russe de longue durée Perséus réalisée de février à août 1998 par JP Haigneré à bord de la station MIR. Pendant cette formation, elle acquiert la qualification d’ingénieur de bord du vaisseau Soyouz, ingénieur de la station orbitale MIR et pilote de secours du vaisseau Soyouz (seule femme au monde à avoir cette qualification).
En 1999, elle intègre (ESA) l’Agence Spatiale Européenne dans le corps des astronautes européens de l’ESA (seule femme parmi 16 astronautes européens) et travaille en Allemagne à l’EAC (European Astronaut Center à Cologne) où elle prend part au développement des laboratoires scientifiques européens (module Columbus, labo de physiologie et de physique des fluides) de la Station Spatiale Internationale.
En 2000, elle repart à l’entraînement à la Cité des Etoiles comme astronaute titulaire de la mission Andromède à bord de l’ISS (International Space Station). Elle acquiert la qualification d’ingénieur de la station ISS et réalise une mission de 10 jours en 2001 à bord de l’ISS comme ingénieur de bord principal n°1 (Soyouz TM 33- TM 34 du 21 octobre au 31 octobre 2001) avec un large programme scientifique (biologie, physiologie, médecine, physique des fluides et des matériaux, astrophysique), technologique et pédagogique. A son retour, elle se consacre à l’exploitation et à la présentation des résultats de ce vol.
En juin 2002, à la demande du président de la République Jacques Chirac, elle devient membre du gouvernement de Jean Pierre Raffarin, au titre de ministre délégué en charge de la Recherche et des Nouvelles Technologies. De juin 2002 à avril 2004, dans cette fonction, elle aura à assurer la restructuration de la politique spatiale nationale et européenne suite à l’échec du lanceur Ariane 5 ECA en 2003, elle jouera un rôle important dans la sélection du site européen de Cadarache pour l’implantation du réacteur expérimental de fusion nucléaire du projet international ITER, elle coordonnera la mise en œuvre du plan RESO 2007 pour l’équipement informatique, l’accès à Internet Haut Débit, l’éthique des contenus, elle développera le plan de soutien à l’Innovation avec la ministre de l’industrie et elle mettra en route la préparation de la future loi d’orientation et de programmation pour la Recherche et l’Innovation. Elle est la représentante française au conseil ministériel de l’ESA et à la partie recherche et innovation du Conseil Compétitivité européen.
D’avril 2004 à juin 2005, elle est membre du gouvernement de Jean Pierre Raffarin, comme ministre déléguée aux Affaires Européennes et Secrétaire Générale de la Coopération franco-allemande.
Depuis novembre 2005, elle a rejoint l’Agence Spatiale Européenne ESA, comme conseiller auprès du Directeur Général.
Depuis le 24 mars 2009, chargée de mission pour la préfiguration de l’établissement public regroupant la Cité des Sciences et de l’Industrie et le Palais de la Découverte, par la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et la Ministre de la Culture.
Lire le communiqué du ministère "lire le communiqué du ministère de la Recherche
Le 15 avril 2009, elle est nommée sur proposition de Christine Albanel, Ministre de la Culture et de la Communication, Présidente de la cité des Sciences et de l’Industrie
Le 16 avril 2009, elle est nommée Présidente du conseil d’administration Palais de la Découverte
Ecoforum entretien avec Claudie Haigneré, Festival Sciences sans frontiéres
>Ecoforum : Claudie HaignereUne mission de culture scientifique et technique pour Claudie Haigneré
Le regroupement entre le Palais de la Découverte et la Cité des Sciences et de l’Industrie, annoncé en décembre 2007, a pour vocation de créer un grand opérateur de référence pour la diffusion de la culture scientifique et technique vers le grand public. L’un des objectifs premiers de ce nouvel établissement sera de soutenir les efforts entrepris auprès des jeunes pour les attirer vers les études et les carrières scientifiques et techniques."Faire aimer la science, faire comprendre à chacun que les sciences et les développements technologiques sont au cœur de notre vie quotidienne et les outils de notre avenir, accompagner les jeunes dans leur quête curieuse, révéler des vocations pour ces passionnants métiers, a été le fil directeur de ma vie dans toutes les missions et fonctions qui m'ont été confiées" a déclaré Claudie Haigneré.
Ici, il s’agira de donner une image positive de la démarche scientifique aux jeunes de tous sexes et de tous âges et en fournissant aux enseignants les outils pédagogiques qui leur permettront de mieux faire connaître les enjeux et les métiers liés aux sciences et techniques.
Autre objectif de premier ordre : le renforcement du dialogue entre les sciences et la société au moment où les avancées scientifiques et techniques induisent des changements rapides dans nos vies.
« J'ai eu le privilège de le vivre et le faire connaître dans le domaine de l'exploration humaine, des applications et des sciences spatiales au sein du CNES et depuis quelques années à l'ESA. J'ai l'immense plaisir de pouvoir élargir cette ambition en participant à la mise en œuvre d'un établissement public regroupant les atouts de deux prestigieux centres de sciences parisiens. Je voudrais faire de cet établissement un pôle de référence national, européen et international pour la culture scientifique et technique auprès du plus grand nombre,... et bien sûr l'espace y conservera toujours une place particulière. »
Claudie à la conquête de l'espace
Une vie pour un rêve
Une rencontre passionnante avec la première astronaute française.
Le 21 octobre 2001, l'astronaute française Claudie Haigneré s'envole de l'aérodrome de Baïkonour en Russie pour une mission de 10 jours. Elle devient alors la première européenne à découvrir la Station Spatiale Internationale.
Ce deuxième vol pour la française, après la mission franco-russe "Cassiopée" en août 1996, est le fruit de nombreuses années d'entraînement à la "Cité des Etoiles" de Moscou. Afin de résister aux diverses pressions tant physiques que psychologiques, elle a dû passer des tests et dépasser ses limites.
A travers le portrait de Claudie Haigneré, ce film retrace l'aventure spatiale française et internationale, tout en démontrant l'intérêt parfois capital de ces coûteuses missions.

